L'ouverture se déroule en trois temps bien distincts.
La première partie débute par une introduction en fanfare où l'on peut entendre tout l'orchestre énoncer un thème aux accents héroïques. Une fois l'attention de l'auditeur captée par cette introduction, une brève transition, qui s'achève sur une longue phrase en suspens aux violoncelles, amène un second moment de caractère différent : sur les pizzicati des cordes graves et des seconds violons, les premiers violons énoncent un thème délicat en ré mineur, auquel répond une longue mélopée du hautbois. Loin des accents conquérants de l'introduction, cet andantino tout en nuances et en demi-teintes est réservé aux cordes et aux bois, et se développe dans une atmosphère doucement mélancolique, avant de s'éclairer dans les dernières mesures. Une nouvelle transition conduit à la dernière partie, qui retrouve le caractère brillant du début. Deux thèmes contrastés y sont tour à tour exposés : une marche entraînante, bien rythmée, qui gagne peu à peu tout l'orchestre et touche l'auditeur par sa vigueur ; une longue phrase lyrique confiée aux bois et aux violons. Enfin, c'est le bouquet final : tout l'orchestre, soutenu par des percussions très présentes, reprend le thème de marche, avant de conclure très brillamment.